{"id":136,"date":"2020-12-11T17:20:10","date_gmt":"2020-12-11T16:20:10","guid":{"rendered":"http:\/\/stopcystite.fr\/?p=136"},"modified":"2020-12-17T17:14:03","modified_gmt":"2020-12-17T16:14:03","slug":"physiopathologie-dune-cystite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/stopcystite.fr\/index.php\/2020\/12\/11\/physiopathologie-dune-cystite\/","title":{"rendered":"Physiopathologie d&#8217;une cystite"},"content":{"rendered":"\n<div id=\"toc_container\" class=\"no_bullets\"><ul class=\"toc_list\"><li><a href=\"#Les_germes_responsables_d8217une_cystite\"><span class=\"toc_number toc_depth_1\">1<\/span> Les germes responsables d&#8217;une cystite<\/a><ul><li><a href=\"#Classification_des_germes_uropathogenes\"><span class=\"toc_number toc_depth_2\">1.1<\/span> Classification des germes uropathog\u00e8nes<\/a><\/li><li><a href=\"#Le_pouvoir_pathogene_des_bacteries\"><span class=\"toc_number toc_depth_2\">1.2<\/span> Le pouvoir pathog\u00e8ne des bact\u00e9ries<\/a><\/li><\/ul><\/li><\/ul><\/div>\n<h2><span id=\"Les_germes_responsables_d8217une_cystite\">Les germes responsables d&#8217;une cystite<\/span><\/h2>\n\n\n\n<h3><span id=\"Classification_des_germes_uropathogenes\">Classification des germes uropathog\u00e8nes<\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>La colonisation des bact\u00e9ries dans la vessie se fait par l&#8217;interm\u00e9diaire de germes pathog\u00e8nes sp\u00e9cifiques. Ces derniers sont nombreux, de types mol\u00e9culaires variables et donnent aux bact\u00e9ries le pouvoir de se fixer \u00e0 l&#8217;<span class=\"tooltipsall tooltipsincontent classtoolTips4\">\u00e9pith\u00e9lium<\/span> de la vessie. <\/p>\n\n\n\n<p>Ces g\u00e8nes sont class\u00e9s en fonction de leur niveau de pathog\u00e9nicit\u00e9, en 4 groupes permettant ainsi une meilleure interpr\u00e9tation des urocultures.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Groupe 1 <\/strong>&#8211; Bact\u00e9ries uropathog\u00e8nes reconnues et consid\u00e9r\u00e9es comme pathog\u00e8nes m\u00eame en cas de bact\u00e9riurie faible (&gt; 10^3 UFC\/ml)<\/p>\n\n\n\n<ul><li><em>Escherichia coli<\/em><\/li><li><em>Staphylococcus saprophyticus<\/em> (surtout chez la femme de moins de 30 ans.)<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Groupe 2 <\/strong>&#8211; bact\u00e9ries souvent impliqu\u00e9es notamment dans les maladies nosocomiales<\/p>\n\n\n\n<ul><li><span class=\"tooltipsall tooltipsincontent classtoolTips3\">Ent\u00e9robact\u00e9ries<\/span> autres que <em>E. coli <\/em>(<em>Klebsiella spp, Proteus spp., Enterobacter<\/em>&#8230;)<\/li><li><em>Enterococcus spp.<\/em><\/li><li><em>Corynebacterium urealyticum<\/em><\/li><li><em>Pseudomonas aeruginosa<\/em><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Groupe 3<\/strong> &#8211; bact\u00e9ries dont l&#8217;implication est peu probable en pathologie et exige un niveau de bact\u00e9riurie\u00e9lev\u00e9 (&gt;10^5 UFC\/ml), ainsi qu&#8217;une r\u00e9p\u00e9tition de leur isolement sur au moins deux \u00e9chantillons d&#8217;urine.<\/p>\n\n\n\n<ul><li>Staphylocoques \u00e0 coagulase n\u00e9gative autres que S. saprophyticus<\/li><li>Streptococcus agalactiae<\/li><li>Aerococcus urinae<\/li><li>Pseudomonaceae autres que P. aeruginosa<\/li><li>Acinetobacter spp.<\/li><li>Stenotrophomonas maltophilia<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Groupe 4<\/strong> &#8211; esp\u00e8ces appartenant aux flores ur\u00e9trales et g\u00e9nitales (streptocoques a-h\u00e9molytiques, Gardnerella vaginalis, Lactobacillus spp. bacilles coryn\u00e9formes<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote\"><p>Les germes les plus fr\u00e9quents sont les <span class=\"tooltipsall tooltipsincontent classtoolTips3\">ent\u00e9robact\u00e9ries<\/span> avec une pr\u00e9dominances pour <em>E.coli<\/em> (75% \u00e0 90% des cas) quel que soit le sexe et l&#8217;\u00e2ge, toutes formes cliniques confondues. Cette colibacille est une <span class=\"tooltipsall tooltipsincontent classtoolTips1\">bact\u00e9rie de Gram n\u00e9gatif<\/span>, mesurant 2 \u00e0 3 micron de long et sur 0,6 micron de large. Elle est l&#8217;h\u00f4te normal de l&#8217;intestin de l&#8217;homme et des animaux. c&#8217;est une esp\u00e8ce a\u00e9robie la plus repr\u00e9sent\u00e9e du tube digestif.<\/p><p>Les autres bact\u00e9ries telles que <em>Proteus<\/em> ou <em>Klebsiella <\/em>sont pr\u00e9sentes dans 15% \u00e0 25% des cas.<\/p><p>Le <em>Staphylococcus saprophyticus<\/em> concerne 1% \u00e0 4 % des infections urinaires, notamment celles touchant les femmes jeunes.<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<h3><span id=\"Le_pouvoir_pathogene_des_bacteries\">Le pouvoir pathog\u00e8ne des bact\u00e9ries<\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Le pouvoir pathog\u00e8ne des bact\u00e9ries r\u00e9pond \u00e0 2 m\u00e9canismes:<\/p>\n\n\n\n<ul><li>la virulence propre des bact\u00e9ries li\u00e9e \u00e0 leur pouvoir de multiplication<\/li><li>La capacit\u00e9 de contamination de l&#8217;appareil urinaire et de diss\u00e9mination de l&#8217;infection d\u00e9pendant de facteurs d&#8217;uropathog\u00e9nicit\u00e9.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Les facteurs d&#8217;uropathog\u00e9nicit\u00e9 sont nombreux et donnent le pouvoir \u00e0 la bact\u00e9rie de se fixer sur l&#8217;<span class=\"tooltipsall tooltipsincontent classtoolTips4\">\u00e9pith\u00e9lium<\/span> v\u00e9sical. Cette adh\u00e9sion peut \u00eatre prolong\u00e9e  au niveau de l&#8217;appareil urinaire. Cela se traduit par la persistance de cultures positives \u00e0 des concentrations non pathog\u00e8nes de souches telles que E. coli apr\u00e8s traitement d&#8217;une cystite.<\/p>\n\n\n\n<h4>Les adh\u00e9sines <\/h4>\n\n\n\n<p>La colonisation bact\u00e9rienne de la vessie est favoris\u00e9e par l&#8217;attachement sp\u00e9cifique entre une adh\u00e9sine bact\u00e9rienne et le r\u00e9cepteur urinaire qui sont des \u00e9l\u00e9ments du mucus urinaire. Les adh\u00e9sines peuvent \u00eatre de type P-fimbriae (mannose r\u00e9sistant) ou Pili de type 1 (mannose sensible). <\/p>\n\n\n\n<p>La sp\u00e9cificit\u00e9 de ce couple adh\u00e9sine\/r\u00e9cepteur explique le pouvoir pathog\u00e8ne entre une bact\u00e9rie  et un organe (dans notre cas il s&#8217;agit.&nbsp;d&#8217;E.coli et de la muqueuse v\u00e9sicale). Ces adh\u00e9sines sont port\u00e9es de minces filaments pr\u00e9sents \u00e0 la surface de la bact\u00e9rie. <\/p>\n\n\n\n<h4>Le lipopolysaccharide<\/h4>\n\n\n\n<p>Il s&#8217;agit d&#8217;un composant majeur de la surface de toutes les esp\u00e8ces bact\u00e9riennes \u00e0 Gram n\u00e9gatif. C&#8217;est un constituant hydrophobe de la paroi bact\u00e9rienne compos\u00e9  de 3 entit\u00e9s: lipide A, le noyau et l&#8217;antig\u00e8ne O. Il poss\u00e8de une r\u00f4le pathog\u00e8ne majeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les <span class=\"tooltipsall tooltipsincontent classtoolTips3\">ent\u00e9robact\u00e9ries<\/span>, le lipide A et le noyau sont peu variables tandis que l&#8217;antig\u00e8ne O est hypervariable et d\u00e9termine la sp\u00e9cificit\u00e9 de la souche bact\u00e9rienne. Le lipide A poss\u00e8de l&#8217;activit\u00e9 endotoxinique et induit la r\u00e9ponse immunitaire non sp\u00e9cifique. L&#8217;antig\u00e8ne O st\u00e9r\u00e9otype les bact\u00e9ries \u00e0 Gram n\u00e9gatif.<\/p>\n\n\n\n<p>Il influence aussi la r\u00e9action entre l&#8217;h\u00f4te et la bact\u00e9rie selon diff\u00e9rents niveaux (action du compl\u00e9mnet, phagocytose..).<\/p>\n\n\n\n<h4>L&#8217;antig\u00e8ne capsulaire<\/h4>\n\n\n\n<p>C&#8217;est un polysaccharide extracellulaire excr\u00e9t\u00e9 par la bact\u00e9rie. Cet antig\u00e8ne &#8220;K&#8221; est responsable de la virulence de la bact\u00e9rie et la prot\u00e8ge de la phagocytose et des r\u00e9actions inflammatoires.<\/p>\n\n\n\n<h4>L&#8217;h\u00e9molysine<\/h4>\n\n\n\n<p>C&#8217;est une prot\u00e9ine responsable de la destruction des h\u00e9maties. Elle est sous le contr\u00f4le des souches uropathog\u00e8nes. Par exemple, l&#8217;h\u00e9molysine alpha d&#8217;E.coli a une action toxique et destructrice au niveau des cellules tubulaires r\u00e9nales et inhibe l&#8217;action des cellules phagocytaires. Sa pr\u00e9sence est rare (moins de 50% des cas de py\u00e9lon\u00e9phrites).<\/p>\n\n\n\n<h4>L&#8217;a\u00e9robactine<\/h4>\n\n\n\n<p>C&#8217;est une prot\u00e9ine bact\u00e9rienne favorisant le m\u00e9tabolisme oxydatif du fer, ce qui am\u00e9liore le m\u00e9tabolisme a\u00e9robie de la bact\u00e9rie et augmente sa virulence.<\/p>\n<script type=\"text\/javascript\"> toolTips('.classtoolTips1','Bact\u00e9rie mis en \u00e9vidence par une technique de coloration dite\u00a0 \u00e0 Gram. Les bact\u00e9ries \u00e0 Gram n\u00e9gatif apparaissent alors roses au microscope. Cette technique de coloration repose sur les caract\u00e9ristiques membranaires et de paroi de la bact\u00e9rie.'); <\/script><script type=\"text\/javascript\"> toolTips('.classtoolTips3','Bacilles (bact\u00e9ries en forme de b\u00e2ton) Gram n\u00e9gatif retrouv\u00e9s partout dans le sol, dans l\u2019eau, et surtout dans l\u2019intestin de l\u2019homme et des animaux. Ils constituent l\\'une des plus importantes familles de bact\u00e9ries, autant du point de vue quantitatif que du point de vue qualitatif.'); <\/script><script type=\"text\/javascript\"> toolTips('.classtoolTips4','Tissu form\u00e9 de cellules juxtapos\u00e9es qui recouvre la surface du corps ou qui tapisse l\\'int\u00e9rieur de tous les organes creux.'); <\/script><script type=\"text\/javascript\"> toolTips('.classtoolTips9','ensemble des micro-organismes vivant dans les tissus et les organes'); <\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 Les germes responsables d&#8217;une cystite1.1 Classification des germes uropathog\u00e8nes1.2 Le pouvoir pathog\u00e8ne des bact\u00e9ries Les germes responsables d&#8217;une cystite Classification des germes uropathog\u00e8nes La colonisation des bact\u00e9ries dans la vessie se fait par l&#8217;interm\u00e9diaire de germes pathog\u00e8nes sp\u00e9cifiques. 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